L’alcool est demeuré une boisson fortement appréciée sous ses différentes formes à travers le temps. Que ce soit la bière, le whisky, la vodka, le vin ou bien d’autres, l’alcool est l’une des boissons les plus consommées au monde. Quelle est son origine, de quoi s’agit-il en réalité, qu’est-ce que cela procure et à quels dangers s’expose son consommateur ?

Qu’est-ce que l’alcool ?

Au sens strict du terme, l’alcool désigne une famille de molécules chimiques de la forme CnH2n+1OH. La fonction hydroxyle, ici notée « -OH » est le groupe fonctionnel qui caractérise toutes les formes d’alcool. Les chimistes désignent l’éthanol (n = 2) comme étant l’alcool absolu ou pur à 100 %. Par contre, le même éthanol est considéré par la pharmacopée européenne comme étant de l’alcool concentré juste à 94 °.

Cependant, de notoriété publique, le terme alcool est beaucoup plus utilisé pour désigner toute boisson alcoolisée ou alcoolique, c’est-à-dire une solution aqueuse macérée, distillée, fermentée, ou autre, contenant un certain degré d’éthanol (alcool éthylique). Selon Gay-Lussac, le degré d’alcool d’une boisson correspond à son pourcentage en volume d’alcool. Notons que l’alcool éthylique (éthanol) est le seul alcool utilisé dans les boissons. Il est produit par la fermentation des céréales et des fruits.

Les différents types d’alcool

Au sein des boissons contenant de l’alcool, il existe deux principaux groupes à différencier selon la nomination. En premier lieu, nous avons les boissons alcoolisées. Elles désignent les boissons qui doivent leur pourcentage d’alcool à un ajout externe. En second lieu, il y a les boissons alcooliques. Ce sont les boissons dont la présence d’alcool n’est liée à aucun ajout. Nous avons par exemple les eaux de vie telles que le cognac. Toutefois les deux termes s’utilisent généralement sans distinction, car désignant des boissons contenant de l’alcool.

Compte tenu du degré d’alcool d’une boisson, il existe les termes alcool fort, moyen et faible. Au-delà de 25 °, l’alcool est qualifié de fort. C’est le cas des boissons distillées telles que la vodka, le whisky, etc. Le vin est qualifié d’alcool moyen, car il contient entre 10 et 15 ° d’alcool. Les boissons ayant un niveau d’alcool inférieur ou égal à 5 ° sont qualifiées de faibles. C’est le cas de certaines bières, et des panachés. L’alcool peut être dénaturé, dans le but de le rendre impropre à la consommation. Pour le faire, on ajoute à de l’éthanol, d’autres substances chimiques non autorisées dans la consommation.

Origine de l’alcool

Le mot alcool vient du terme « alkohol » issu de plusieurs langues telles que le latin médiéval savant, l’arabe méditerranéen ou encore des langues romanes de la péninsule Ibérique. L’alcool a toujours été partie intégrante de la vie sociale de l’Homme. La découverte de l’alcool doit remonter à une fortuite fermentation naturelle de produits alimentaires, il y a des dizaines de milliers d’années. Selon les anthropologues, la bière aurait même précédé le pain comme aliment de base.

On peut retenir des cruches à bière datant de la fin de l’âge de pierre, que la bière se fabriquait déjà au moins dès la période néolithique, il y a environ 10 000 av. Jésus-Christ. La vinification peut provenir des champs de vignes sauvages du Moyen-Orient. La bible fait état dans le livre de Genèse : chapitre 9, verset 20, du champ de vigne de Noé sur le mont Ararat (l’est de l’actuelle Turquie), « Noé planta la vigne et s’enivra ».

Historique de l’alcool

Les graines fermentées, les jus de fuit et le miel ont permis de produire de l’éthanol pendant des milliers d’années. Aussi, dans l’ancienne civilisation égyptienne, les breuvages fermentés étaient déjà assez prisés. Le vin apparaît sur leurs pictogrammes dès 4 000 av. J.-C.. De même, la présence de boissons alcooliques a été prouvée en Chine aux environs de l’an 7 000 avant Jésus Christ. Également, en Inde, une boisson appelée Sura, issue de la fermentation du riz était populaire entre 3 000 et 2 000 av. J.-C.. Notons aussi que les Babyloniens adoraient déjà une déesse du vin aux environs de l’an 2 700 av. J.-C..

Dans la civilisation grecque, l’hydromel est l’une des premières boissons populaires. Elle est faite d’eau et de miel. D’ailleurs, avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, plusieurs civilisations autochtones y produisaient déjà de l’alcool. Une des boissons alcoolisées dans la région d’Amérique du Sud est appelée « chicha » et faite de maïs, de raisin ou de pommes. L’alcool a occupé diverses fonctions tout au long de l’histoire. Depuis les temps anciens, jusqu’à nos jours, il a occupé une place importante dans la religion, le culte, la médecine, etc.

Les boissons alcoolisées ont pendant longtemps servi de sources de nutriments nécessaires à l’Homme. L’alcool a pendant longtemps été prisé pour ses propriétés médicinales, antiseptiques et analgésiques. Aussi, il n’y a aucun doute sur le rôle désaltérant des boissons alcooliques. Elles contribuent à la jouissance de la vie en facilitant la relaxation, peuvent servir de lubrifiant social, procurer de soulagement pharmacologique et accroître l’appétit. Cependant, même si l’alcool dispose d’assez de vertus bénéfiques, il peut représenter un réel danger pour le consommateur qui s’y prend mal.

Les dangers de l’alcool

L’alcool est une drogue. Il est classé comme un dépresseur et ralentit donc les fonctions vitales. Sa consommation peut par conséquent entraîner de l’instabilité, notamment en ce qui concerne les mouvements pouvant conduire à une incapacité à réagir rapidement. Cela peut également causer des troubles de l’élocution et à une perturbation de la perception.

Toutefois, il faut mettre en exergue le fait que le principal danger de l’alcool réside en la quantité consommée. Ainsi quand on en consomme plus que l’organisme ne peut en supporter, l’effet dépresseur se ressent de plus en plus au point de rendre « stupide » et faire perdre tout contrôle et de la coordination. En fonction de la quantité consommée, une surdose peut causer graduellement l’incapacité à ressentir la douleur, l’inconscience, le coma éthylique, voire la mort en cas de toxicité sévère. Aujourd’hui, plus de 15 millions de personnes dans le monde souffrent d’alcoolisme et 40 % des décès suite à un accident de circulation sont causés par l’alcool.